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Permis de conduire et personnes épileptiques
Nov 14

Permis de conduire et personnes épileptiques

Le permis de conduire pour les personnes épileptiques est un vrai sujet, trop peu souvent abordé. Comment passer son permis B quand on souffre de cette maladie ?
On vous en dit plus dans notre article.

Permis de conduire et épilepsie : les aspects juridiques et pratiques

L’épilepsie est une maladie neurologique due à un dysfonctionnement de l’activité électrique du cerveau. Elle se manifeste sous la forme de crises caractérisées par des convulsions pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance. Une personne est considérée comme épileptique si elle a été victime d’au moins 2 crises en moins de 5 ans. En France, environ 600 000 personnes sont touchées par cette maladie, dont la moitié a moins de 20 ans. On comprend donc parfaitement l’incidence que peut avoir cette pathologie sur l’obtention du permis b et les éventuels risques qu’elle peut entraîner à la conduite d’un véhicule.

L’association “permis / epilepsie” peut parfois aboutir à une incompatibilité. Cela était d’ailleurs automatiquement le cas il y encore quelques années. Heureusement, depuis 2005, les progrès de la médecine ont permis une meilleure gestion des crises et ont ouvert le droit des personnes épileptiques à conduire.

Néanmoins, le ministère de l’Intérieur impose des restrictions qui restent contraignantes : le texte de loi stipule que l’épilepsie est “une des affections médicales pouvant impliquer la délivrance du permis b pour une durée limitée”. Cette clause oblige donc la personne malade à des visites régulières auprès d’un médecin agréé qui décidera du maintien (entre 6 mois et 5 ans) ou du retrait de permis en fonction de la situation médicale du patient.

Certains critères sont rédhibitoires : il est nécessaire que la maladie soit stabilisée, c’est-à-dire que les crises ne soient ni trop intenses ni trop fréquentes. D’autre part, le traitement doit être adapté et ne pas troubler les capacités de concentration et de vigilance.
Un test de conduite peut être exigé par le médecin. Enfin, un électro-encéphalogramme récent doit être pratiqué. Il est possible, mais pas obligatoire, d’obtenir un permis sans limitation de durée si la personne n’a pas subi de crise depuis 5 ans. En cas de refus d’aptitude, une commission d’appel peut être saisie.

Quelques règles à respecter pour ne pas se mettre en danger et ne pas mettre en danger les autres sur la route
Lorsque le patient obtient la délivrance du permis b, quelques précautions et surtout une parfaite connaissance de soi-même restent de mise. Ainsi, il est fortement déconseillé de conduire en cas de fatigue et le respect d’une pause toutes les 2 heures est d’autant plus recommandé.

De telles mesures sont également à appliquer si le traitement contre l’épilepsie est en cours de modification. En outre, la conduite de nuit peut être un facteur de risques pour les personnes épileptiques : en effet, les stimuli lumineux peuvent provoquer une crise. En temps normal, mais particulièrement en cas d’épilepsie, il est impératif de proscrire les excitants et les médicaments tels qu’anti-dépresseurs, somnifères et tranquillisants qui sont susceptibles d’interférer sur le comportement et la conduite.

La vigilance est donc de mise plus que pour les conducteurs ne souffrant pas d’épilepsie. Mais aujourd’hui, les personnes épileptiques peuvent conduire et obtenir leur permis.

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